Découvrez la Libye antique et son désert

decouverte de la libye antique

Emergeant des sables du désert, empreintes de mystère, les villes libyennes nourrissent les mythes, défient l’histoire. Cités antiques, elles ont vu défiler dans leurs ruelles entrelacées quantité d’or, d’ivoire et de pierres précieuses. Au carrefour des grandes caravanes, leurs richesses ont nourri les fantasmes des Empires égyptien, grec, carthaginois et romain. Les rêves de grandeur s’y sont construits avant de s’y évanouir et seules les vieilles pierres murmurent encore les splendeurs d’autrefois.

À l’origine il y eut Oea, la phénicienne, puis Tripolitana, la romaine. Morceau de territoire rocheux s’avançant vers la mer, Tripoli, l’orientale, entend encore résonner le long de ses ruelles le pas sourd des caravanes. De son âge d’or, la capitale libyenne a conservé ses remparts protecteurs, le tracé sinueux de sa médina où trône encore fièrement l’arc de Marc-Aurèle. Les forêts de colonnades de ses mosquées aux délicates mosaïques, attestent des beautés désolées de l’Empire ottoman.

Le Désert Libyen

Il manqua défaillir sous le poids du désert, le sable s’immisçant dans ses vestiges millénaires et il aura fallu le concours de l’Unesco pour que le plus beau port romain de Libye, Leptis Magna, retrouve sa magie d’antan. Cité de naissance de l’empereur Septime Sévère, elle lui inspira sa mégalomanie légendaire. Son théâtre, son forum et sa basilique en sont encore les témoins rayonnants. Quant aux colonnes de marbre des thermes d’Hadrien, elles n’ont d’égal que le romantisme suranné du sanctuaire dédié au culte des nymphes.

désrt magnifique de la libye

Comptoir carthaginois, puis cité punique et hellénistique, Sabratha termina son règne aux mains de César. Les Romains s’y pressaient pour assister aux combats des gladiateurs, tragédies de sang et de fureur.

Ghadamès, oasis et remparts du désert de Libye

Oasis fortifiée du désertGhadamès doit sa renommée à ses remparts qui éloignaient autrefois le vent et les pillards. Berceau de la civilisation « berbéro-arabe », elle continue d’alimenter la légende selon laquelle un cavalier égyptien et son fier destrier seraient à l’origine de la découverte de son oued miraculeux. Ses canaux et aqueducs antiques nourrissent encore les lacs salés et les jardins délicats. Ici et là les maisons d’argile s’imprègnent des senteurs exotiques des marchés d’autrefois.

oasis en plein désert de lybie

Enfin, les greniers fortifiés de Nalut, les tombes pyramidales et le musée archéologique de Germa ont le charme de ces cités perdues, toujours sur le fil entre splendeur et oubli.

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